Cerisiers du parc de Sainte Radegonde, 6 avril 2013

6 avril 2013

L'hiver se prolonge cette année et les cerisiers du parc de Sainte Radegonde, qui fleurissent habituellement entre la mi et la fin mars, sont en pleine floraison et quelques pétales commencent déjà à virevolter dans l'air. Pour rappel, ces arbres ont été offerts par la ville de Takamatsu, notre ville jumelle japonaise et nous fêtons cette année le 25ème anniversaire de ce jumelage.

Lorsque j'y suis allée ce matin, deux jeunes femmes couraient en bord de Loire et l'une d'entre elles s'est extasiée en voyant ce bosquet de cerisiers en fleurs... Cela m'a fait du bien de l'entendre car il y a encore des personnes qui peuvent s'arrêter et s'émerveiller devant la floraison des arbres.

Néanmoins, quelle tristesse de voir ces arbres, pleureurs, dont la forme ferait presque penser à des éléphants, avec des branches latérales qui n'ont jamais été taillées et qui déséquilibrent la forme générale de l'arbre. Et puis ils ne sont pas guidés vers le haut et ont l'air d'avoir été étêtés. Cela me fait mal au ventre, véritablement. Il suffirait simplement de les tailler, de les soutenir, de les guider pour s'élancer vers le haut et nous émouvoir avec leurs branches chargées de fleurs. Le respect du vivant.

Cela fait déjà quatre ans que j'en ai parlé à des personnes de la ville, présentation écrite à l'appui, mais personne ne s'y est encore intéressé.

Et puis pourquoi ne pas installer des tables et des bancs, comme cela a été fait un petit peu plus loin, en bord de chemin de la Loire à vélo ? Cela ne doit quand même pas coûter si cher que cela d'installer ce mobilier de bois sous les cerisiers en fleurs ? Et cela aurait le mérite de nous permettre de faire des hanami sous les arbres en fleurs fin mars et de profiter de la beauté que nous offre la nature.

On pourrait même envisager, en plus d'un atelier de taille approprié en lien avec la ville jumelle, de compléter cette collection avec des arbres dont la floraison serait un peu plus tardive... Tellement de choses sont possibles, sans beaucoup d'argent. Il faut simplement la volonté des politiques de faire les choses et un peu de communication.

Nous vivons une époque difficile, alors profitons au moins de la beauté que nous offrent les plantes pour nous rassasier le cerveau d'images belles et apaisantes. Ca changera de la crise, de la violence et du virtuel et cela nous permettra de faire le lien avec d'autres cultures, notamment avec la culture japonaise.

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