Bienvenue sur ce site nominatif, qui rassemble tout ce que j'ai traduit du japonais et publié sur mon ancien site JARDINS BOTANIQUES JAPONAIS*, sur mon blog d'actu du monde végétal japonais et sur les JARDINS DE SANUKI, depuis 2008.

Spécialiste de l'histoire de l'horticulture japonaise à l'époque d'EDO (1603-1868), j'ai rédigé un mémoire sur "La grande vogue de l'ipomée à l'époque d'Edo" pour le Master 2 de Japonais, que j'ai terminé à l'INALCO en juillet 2015, et je poursuis mes recherches dans ce domaine. Cela se traduit également par la rédaction d'articles et des conférences.

En parallèle, je suis présidente de l'association Vouvray Patrimoine; je m'intéresse à l'histoire de l'horticulture ornementale de la région Centre-Val de Loire, à l'histoire des jardins, et je crée des projets de développement autour du patrimoine végétal.

Pour me contacter : contact.sophieleberre{arobase}gmail.com - Lien vers mon parcours professionnel

Sophie Le Berre

* J'attire votre attention sur le fait que mes anciens noms de sites Internet "jardins botaniques japonais.fr" et "jardins de Sanuki.fr" ont été repris par d'autres personnes et dans l'un des deux cas, une bonne partie de mes traductions et de mes pages a été littéralement copiée sans aucun scrupule et sans que je sois sollicitée.

LIEN VERS LES PLANTES DU JAPON

LIEN VERS LES JARDINS DE SANUKI

Sauvetage d'une collection de Camellia dans les Cornouailles

L'un de mes bons amis américains, Stephen, qui a vécu au Japon comme moi et qui est tout autant passionné de plantes, vient de me signaler cette magnifique histoire, relatée par William Hollingworth  dans The Japan Times online, le 4 novembre.
L'article est bien évidemment rédigé en anglais, alors pour ceux qui ne maîtrisent pas la langue de Shakespeare, je vous en relate la substantifique moelle !

Ou comment une propriété du comté de Cornouailles sauve la collection de camellias d'un moine...
Un moine bouddhiste de Kyoto qui craignait que sa collection de rares camellias ne soit menacée de disparition, retrouve le sourire en constatant qu'elle a trouvé refuge dans une propriété de Grande-Bretagne.
Agé de 85 ans et malade, le moine avait peur que son jardin adoré ne soit détruit après sa mort. Il a donc contacté une amie britannique, artiste, Rebecca Salter, afin d'essayer de trouver un lieu approprié en Angleterre, pour ses camellias, provenant de boutures qu'il avait faites à travers la ville de Kyoto !
Rebecca Salter, qui souhaite que le moine reste anonyme, au regard de sa maladie, a dit dans une interview téléphonique, début octobre : "je l'ai rencontré lorsque j'étais étudiante à Kyoto dans les années 80. Lorsque je revins en Angleterre pour les vacances, il vint me voir à la maison." Après avoir visité les principaux musées d'Angleterre, le moine japonais constata que la Grande-Bretagne accordait davantage d'importance aux choses anciennes que le Japon.
Il y a quelques années, lorsque Rebecca Salter lui rendit visite au Japon, le moine lui demanda de trouver un jardin en Angleterre pour accueillir les boutures de sa grande collection de camellias anciens.

(ci-dessus, l'une des variétés de la collection du moine japonais; photo de l'agence Kyodo)
"Je trouvais que cela aurait été horrible de voir la maison et le jardin de ce moine détruits par les promoteurs pour construire un parking; il m'est donc apparu comme une évidence que je devais trouver un endroit."

L'artiste, qui va régulièrement au Japon, a appelé plusieurs grands jardins anglais et la propriété Tregothnan, dans le comté de Cornouailles (sud-ouest de l'Angleterre), a accepté de prendre quelques boutures.
La propriété de Tregothnan est un jardin botanique/arboretum privé, qui abrite la première plantation de thé du royaume, ainsi que plusieurs espèces végétales menacées d'extinction.


Le directeur du jardin, Jonathon Jones, est allé au domicile du moine japonais en 2006, lors d'une escale de quelques heures au Japon et il a travaillé jusque tard dans la nuit pour rassembler les boutures des camellias.
A présent, la collection, expatriée dans son nouveau jardin de Cornouailles, se porte bien, sous l'oeil attentif de John Price, qui est bénévole à Tregothnan et membre de la International Camellia Society.

Depuis leur arrivée dans le jardin en 2006, les 70 plantes (35 variétés) ont poussé dans des serres de développement et font désormais un mètre de haut.
John Price essaie désormais de faire correspondre les camellias aux noms communiqués par le moine japonais.
Toutes les plantes proviennent de l'espèce Camellia japonica, qui fleurit au printemps et la plupart des variétés collectées sont introuvables en Grande-Bretagne.

"C'est une collection de variétés anciennes, historiques, qui n'ont pas grand-chose à voir avec les camellias qui sont vendus en Angleterre", dit John Price.
John Price a assisté au congrès international du camellia, à Kurume, au Japon, en mars 2010 et il a visité des jardins de Kyoto afin de tenter d'identifier les variétés installées à Tregothnan. Il espère ainsi obtenir tous les noms d'ici à 2012.

"A Tregothnan, nous allons créer une ère dédiée aux camellias des temples du Japon et les camellias de Kyoto en formeront la plus grande partie. Le moine voulait que sa collection lui survive et son voeu sera exaucé", dit John Price.

Quant à Rebecca Salter, elle nous a dit avoir "rencontré le moine au mois de mars et lui avoir montré des photos des camellias de Tregothnan. Il lui a dit être absolument ravi. "C'était presque comme si nous avions trouvé une maison d'accueil pour ses enfants", dit Rebecca Salter.

John Price rappela qu'au 15ème siècle, les camellias étaient cultivés au Japon dans les jardins des nobles et dans les temples. Certaines variétés de la collection du moine japonais remonteraient à cette époque.
Les camellias ont été introduits en Grande-Bretagne en 1790. La mode, au Japon, est plutôt à la fleur simple, alors que les Anglais préfèrent les fleurs doubles, plus "exotiques".

Fin de l'article de William Hollingworth.

C'est, je trouve, une bien belle histoire car je comprends parfaitement l'angoisse de ce vieil homme, à la fin de sa vie, qui, ayant chéri ces plantes pendant des années, souhaitait trouver d'autres personnes pour continuer son oeuvre.
Bravo à Rebecca Salter d'avoir persévéré pour trouver une nouvelle famille d'accueil et bravo aux propriétaires de Tregothnan d'avoir accueilli cette collection historique.
Le moine japonais va pouvoir partir en paix désormais...

Tregothnan - Truro - Cornwall - TR2 4AJ - Grande-Bretagne 



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