Bienvenue sur ce site nominatif, qui rassemble tout ce que j'ai traduit du japonais et publié sur mon ancien site JARDINS BOTANIQUES JAPONAIS*, sur mon blog d'actu du monde végétal japonais et sur les JARDINS DE SANUKI, depuis 2008.

Spécialiste de l'histoire de l'horticulture japonaise à l'époque d'EDO (1603-1868), j'ai rédigé un mémoire sur "La grande vogue de l'ipomée à l'époque d'Edo" pour le Master 2 de Japonais, que j'ai terminé à l'INALCO en juillet 2015, et je poursuis mes recherches dans ce domaine. Cela se traduit également par la rédaction d'articles et des conférences.

En parallèle, je suis présidente de l'association Vouvray Patrimoine; je m'intéresse à l'histoire de l'horticulture ornementale de la région Centre-Val de Loire, à l'histoire des jardins, et je crée des projets de développement autour du patrimoine végétal.

Pour me contacter : contact.sophieleberre{arobase}gmail.com - Lien vers mon parcours professionnel

Sophie Le Berre

* J'attire votre attention sur le fait que mes anciens noms de sites Internet "jardins botaniques japonais.fr" et "jardins de Sanuki.fr" ont été repris par d'autres personnes et dans l'un des deux cas, une bonne partie de mes traductions et de mes pages a été littéralement copiée sans aucun scrupule et sans que je sois sollicitée.

LIEN VERS LES PLANTES DU JAPON

LIEN VERS LES JARDINS DE SANUKI

Keiskea japonica ou Collinsonia japonica

Keiskea japonica Miq., synonyme de Collinsonia japonica (Miq.) Harley
J'étais à Courson aujourd'hui vendredi et mes amis présentaient cette plante sur leur stand or, il semble que peu de personnes la connaissaient, je décide donc d'y revenir... En effet, j'avais déjà publié une information sur cette espèce le 5 octobre 2008... il y a 3 ans !!

Keiskea japonica - Internet

Cette plante figure sur toutes mes flores japonaises (en japonais) sous le nom de Keiskea japonica, mais il semble que ce soit désormais l'appellation Collinsonia japonica qui soit prédominante...

Keiskea japonica - Internet

Cela dit, je préfère utiliser le nom de Keiskea japonica car ceux qui connaissent un peu l'histoire de la botanique japonaise ont sans doute déjà entendu parler du grand botaniste Itô KEISUKE (1803-1901), dont j'ai parlé sur mon site internet des jardins botaniques japonais et à propos duquel je possède deux ou trois ouvrages en japonais. Ce grand homme a étudié la flore japonaise avec Siebold... excusez du peu !! Cette plante lui a donc été dédiée.

Keiskea japonica est classée dans la famille des Lamiaceae et son nom japonais est :shimobashira (霜柱); le mot "shimo" signifie "gelée" et le mot "hashira" (prononcé bashira lorsqu'il y a un mot placé devant) signifie "colonne"... il s'agit donc d'une colonne de gelée, pourquoi ? Parce que lorsque la partie aérienne de la plante flétrit, la gelée entoure les tiges, qui finissent, elles, par disparaître, mais les colonnes de gelée subsistent, comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessous.

Colonnes de gelée de Keiskea japonica - Wikipédia

C'est une plante vivace, à tige carrée, semi-ligneuse, qui atteint 40 à 90 cm de hauteur. Les rameaux retombent vers l'extérieur avec une ouverture presque horizontale. Les feuilles sont opposées, fines, longues de 8 à 20 cm, de forme elliptique et légèrement dentées sur le bord.

Feuilles de Keiskea japonica - Internet

La floraison se produit de septembre à octobre au Japon. Des inflorescences en grappe (racème), de couleur blanche, apparaissent dans la moitié supérieure de la plante.

Grappe de fleurs de Keiskea japonica - Internet

Chaque grappe de fleurs est érigée, alors que le port, souple, des rameaux est ouvert à l'horizontal et retombant sur l'extérieur, ce qui donne une forme originale à la plante. Chaque petite fleur, ou chaque petite cloche, pourrais-je dire, a 4 étamines dressées, ce qui constitue d'ailleurs une clé de détermination de la plante. 
C'est une plante endémique du Japon, que l'on trouve depuis le sud de la région du Kantô (région de Tôkyô) jusqu'à l'île de Shikoku et l'île de Kyûshû, dans les sous-bois de montagne, à faible altitude, près des rivières et des torrents, où on la rencontre souvent en groupes. C'est une plante que j'ai déjà vue lors de mes balades dans la campagne japonaise.
Elle ne figure pas sur la liste rouge du Japon, mais est néanmoins menacée d'extinction dans trois départements de l'île de Honshû.
Elle semble être très résistante au froid et à la chaleur et préfère un emplacement à mi-ombre mais supporte néanmoins le soleil. Le principal lieu de production de cette plante se situe sur l'île de Kyûshû.
Par contre, parmi tous les ouvrages japonais que j'ai sur les plantes du Japon, je n'ai vu aucune information sur des vertus médicinales ou utilisations alimentaires de cette plante.

Dernière remarque : toutes les informations ci-dessus proviennent de mes flores japonaises et de sites internet japonais spécialisés dans la flore du Japon.

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