Bienvenue sur ce site nominatif, qui rassemble tout ce que j'ai traduit du japonais et publié sur mon ancien site JARDINS BOTANIQUES JAPONAIS*, sur mon blog d'actu du monde végétal japonais et sur les JARDINS DE SANUKI, depuis 2008.

Spécialiste de l'histoire de l'horticulture japonaise à l'époque d'EDO (1603-1868), j'ai rédigé un mémoire sur "La grande vogue de l'ipomée à l'époque d'Edo" pour le Master 2 de Japonais, que j'ai terminé à l'INALCO en juillet 2015, et je poursuis mes recherches dans ce domaine. Cela se traduit également par la rédaction d'articles et des conférences.

En parallèle, je suis présidente de l'association Vouvray Patrimoine; je m'intéresse à l'histoire de l'horticulture ornementale de la région Centre-Val de Loire, à l'histoire des jardins, et je crée des projets de développement autour du patrimoine végétal.

Pour me contacter : contact.sophieleberre{arobase}gmail.com - Lien vers mon parcours professionnel

Sophie Le Berre

* J'attire votre attention sur le fait que mes anciens noms de sites Internet "jardins botaniques japonais.fr" et "jardins de Sanuki.fr" ont été repris par d'autres personnes et dans l'un des deux cas, une bonne partie de mes traductions et de mes pages a été littéralement copiée sans aucun scrupule et sans que je sois sollicitée.

LIEN VERS LES PLANTES DU JAPON

LIEN VERS LES JARDINS DE SANUKI

Projet de la forêt sur la mer à Tokyo


Umi no mori, que l'on peut traduire par "la forêt sur la mer", est le poumon vert que la Ville de Tokyo va créer sur un tas d'ordures -devenu île artificielle- dans sa baie.

Extraits de l'article rédigé par Régis Arnaud dans le magazine France Japon Eco (Hiver 2008).

"Aujourd'hui il pleut. Quelle belle journée pour une forêt !", s'enthousiasme l'architecte Tadao ANDO devant un auditoire hilare. Ils sont des centaines à se serrer les coudes sur une petite île artificielle de la Baie de Tokyo, bravant le froid de ce samedi matin de novembre.
De toutes origines et horizons, ils sont ici pour planter des arbres. "Leurs" arbres. On en aperçoit déjà quelques-uns, droits dans leur pot, tels des petits soldats du refroidissement climatique. Une poignée de résistants. Contre les gaz à effet de serre, contre le réchauffement climatique. Ils sont les premiers d'une armée de 480.000 arbres, qui jaillira de terre d'ici 2016 pour former Umi no mori, la "forêt de la mer".
L'idée : greffer à Tokyo un poumon supplémentaire.
Placée sur la route des vents marins qui parcourent les rues de la ville, cette forêt de 88 hectares, grande comme le temple Meiji Jingu au centre de Tokyo, servira aussi de sas de rafraîchissement et de purification aux courants d'air, précise Katsuhiro Toki, un haut fonctionnaire rattaché au bureau du gouverneur de Tokyo.
Umi no mori sera le premier noeud d'un réseau vert parcourant la ville et l'aérant, avec pour autres relais entre autres, le Palais Impérial, Meiji Jingu, l'allée boisée d'Omote-Sando...
La température de Tokyo augmente en partie en raison de la poussée récente au milieu de la ville d'authentiques quartiers de gratte-ciels.
Ces derniers, nés des stupéfiants récents progrès des technologies antisismiques, bloquent la circulation des vents dans la ville.

Le lieu d'Umi no mori est aussi symbolique, puisqu'elle poussera sur un polder, c'est à dire un tas d'ordures.
Cette décharge a longtemps reçu les déchets collectés dans les 23 arrondissements de Tokyo, ainsi que les gravats de construction.
Umi no mori deviendra le symbole d'une société orientée vers le recyclage.

Umi no mori est sans doute le projet écologique le plus populaire de Tokyo, et peut-être du Japon. "Le chanteur Bono du groupe U2 est venu planter un arbre le mois dernier", explique fièrement une organisatrice.

Le projet sollicite beaucoup l'esprit de volontariat des Japonais. Il associe les écoles et les groupes de protection de l'environnement.

Quelques extraits de l'interview de l'architecte Tadao ANDO, père du projet Umi no mori :

"Nous devons planter des arbres pour changer la mentalité des gens, pour leur faire prendre conscience de la nature. Mais planter des arbres ne suffit pas, nous devons aussi accompagner les arbres, les regarder pousser... Les enfants en particulier doivent faire cela pour se rendre compte de l'importance de la nature."

"Les villes doivent donc apprendre à vivre avec la nature. Je veux faire de Tokyo un modèle, un symbole de coexistence avec la nature. Une ville sans déchets...
J'espère que le monde suivra cet exemple. La population japonaise est de 120 millions de personnes. Je voudrais que 120 millions d'arbres soient plantés chaque année au Japon..."

Pour en savoir davantage sur ce projet, cliquez sur le titre de ce message et vous arriverez directement sur la page, en anglais, de Umi no mori.

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