Cymbidium goeringii

Voici la première orchidée de cette série sur les orchidées orientales (tôyôran) produites au Japon et dont la création variétale a été extrêmement active durant l'ère Edo (17ème-19ème siècle), comme c'est le cas pour de nombreuses plantes que je cite régulièrement sur mon blog ou dans des articles.

Cymbidium goeringii - Wikipédia ©


Cymbidium goeringii (Rchb.f.) Rchb.f.
Ses noms japonais sont : shunran, hokuro, jijibaba.
Le nom shunran (春蘭) signifie littéralement "orchidée du printemps", car c'est sa période de floraison.

Cymbidium goeringii dans la nature japonaise - Internet


C'est une orchidée terrestre que l'on trouve dans presque toutes les régions du Japon, depuis l'île de Hokkaidô, au nord, jusqu'à l'île de Yakushima, à l'extrême sud; elle pousse dans les endroits clairs des forêts secondaires et fleurit sous le couvert des premières feuilles du printemps.
Les feuilles, basales, sont longues (12 à 40 cm), fines, minces mais coriaces, dressées depuis la base et avec une extrémité retombante; le bord des feuilles est très légèrement rugueux.

Fleur de Cymbidium goeringii - Wikipédia ©


La hampe florale se déploie au début du printemps (mars), à la base du pseudobulbe (rond et aplati) de l'année précédente, et atteint 12 à 25 cm de long. Elle porte une fleur terminale, rarement deux, de couleurjaunâtre, verdâtre, avec un labelle blanc tacheté de pourpre et du jaune à la base. Le parfum est très léger, voire inexistant. Les racines de la plante sont plutôt épaisses, charnues, blanches et peuvent atteindre 50 cm de long.

Pseudobulbes et racines du Cymbidium goeringii - Internet


Utilisation au Japon : 
Depuis l'ère Edo, ce sont des plantes ornementales extrêmement prisées, présentées en pots. Les plantes produites au Japonsont appelées nihon-shunran (travail variétal centré sur la couleur des fleurs et le motif des feuilles); quant à celles produites en Chine (travail variétal centré sur la forme des fleurs et leur parfum), ce sont les chûgoku-shunran.

Variété japonaise 'Fuku-no-hikari' - Shirôto-no-ran ©
Variété japonaise 'Mebina' - Shirôto-no-ran ©
Variété japonaise 'Yama-no-ha' - Shirôto-no-ran ©
Variété japonaise 'Ki-no-tsukasa' - Shirôto-no-ran ©
Variété japonaise 'Chichibunishiki' - Shirôto-no-ran ©


Les fleurs du Cymbidium goeringii sauvage sont comestibles et utilisées en infusion (thé d'orchidée, ran-yu) après avoir été saumurées; mais cette tradition a tendance à disparaître car le nombre de plantes sauvages est en grande diminution. Bien que la plante ne figure pas sur la liste rouge des plantes menacées du Japon, elle est déjà en danger d'extinction sur l'île de Hokkaidô. On peut également les cuisiner vinaigrées, en sunomono.
Comme la plupart des plantes japonaises, elles sont également une source d'inspiration pour les artistes, les peintres et les designers, qui les reproduisent sur toutes sortes de supports.

Variété japonaise 'Chichibunishiki' dans un pot traditionnel - Internet


Les Japonais présentent ces créations horticoles dans des pots hauts, spéciaux, qui sont généralement des cuissons Kyôraku-yaki, Kasama-yaki ou Mashiko-yaki.

Pot de cuisson Kyôraku-yaki - Internet


Pour le terreau, les Japonais préconisent des mélanges à base de terre de Kanuma, de billes d'argile, de terre Akadama, de sable Kiryû; l'important étant d'avoir un mélange drainant pour éviter les excès d'humidité. Les plus grosses particules sont placées au fond du pot et les plus petites, en allant vers le haut du pot.

Taille des particules dans le mélange - Wakayama garden ©


Pas d'engrais concentré, mais dilué, bien sûr, pas d'emplacement direct au soleil et un endroit bien aéré sont les principales recommandations. Le rempotage s'effectue de préférence en mars-avril ou en octobre-novembre.

Exposition japonaise de shunran - Internet

 

Exposition japonaise de shunran - Internet


Traduction de documents du japonais vers le français - SLB.




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