Farfugium japonicum

J'en ai déjà parlé sur ce blog (voir outil de recherche dans la colonne de droite) et lors de la conférence donnée à la SNHF mardi dernier, mais j'y reviens car cette plante mérite vraiment que l'on s'y intéresse.

Fleurs de Farfugium japonicum - Internet

Farfugium japonicum (L.) Kitam. - famille des Composées
Nom japonais : tsuwabuki - "tsuwa" car ses feuilles sont lustrées (tsuwa, tsuya) et ressemblent à celles du Petasites japonicus (fuki).
Plante vivace persistante que l’on trouve au Japon, à l’état naturel, depuis les préfectures de Fukushima et Ishikawa (île de Honshû) jusqu’aux îles de Shikoku, Kyûshû, l’archipel des Ryûkyû, la Corée, la Chine et Taïwan.

Farfugium japonicum dans la nature - Internet

Hauteur de la tige florale : 50 cm environ; les feuilles couvrent le sol et sont reliées au centre de la plante par de longs pétioles.
Feuilles épaisses, lustrées sur l’endroit, de couleur vert foncé.
Floraison : d’octobre à décembre au Japon.

Les boutons floraux en développement - Internet

 

Apparition de l'extrémité florale - Internet

La tige florale se développe à la fin de l'automne japonais et porte, à l’extrémité, des fleurs jaunes.
C'est une plante qui pousse bien à l’ombre des arbres (pas de soleil direct en été, attention à ne pas laisser la motte se dessécher lorsque la plante est en pot) et qui a le mérite d’être persistante dans les zones tempérées. Dans les régions un peu plus froides, la partie aérienne de la plante disparaît en hiver pour réapparaître au printemps.

Les tiges florales, au-dessus des feuilles - Internet

Elle est très utilisée au Japon dans les jardins de style japonais, au pied d’un arbre, de "pas" japonais car le contraste formé entre la forme des feuilles, l'éclat jaune des fleurs et le gris du minéral est très intéressant, esthétiquement parlant. Et la couleur jaune d'or de la fleur n'est pas sans nous rappeler le chrysanthème, fleur impériale qui s'épanouit à la même époque. Eclat assuré à cette période de l'année, habituellement grise, dans les jardins.

Allée du Entoku-in (temple Kôdai-ji) à Kyôto - Internet

 

Allée du Entoku-in (temple Kôdai-ji) à Kyôto - Internet

 

Au pied d'un arbre...

 

Près d'un rocher - Internet

 

Photo prise chez une amie japonaise - Takamatsu - Sophie Le Berre ©

Les Japonais ont créé un très grand nombre de variétés depuis l'ère Edo (17ème-19ème siècle; voir mon article sur l'âge d'or de l'horticulture japonaise) et ont travaillé principalement sur la couleur et la forme des feuilles. Néanmoins, des variétés à fleurs blanches ou à fleurs jaunes doubles existent également.

Variété 'Ukigumon-nishiki' - Rakuten ©
Variété 'Kinkan' -Producteurs japonais ©
Variété 'Tenboshi' - Rakuten ©
Variété 'Ryuuzu' (ou 'Ryûzu') - Producteurs japonais ©
Variété 'Daruma-jishi' - Producteurs japonais ©

Les Japonais consomment les jeunes feuilles du printemps en légumes cuits, puis les boutons floraux et les fleurs de la fin d'automne en tempura. On confectionne également de la liqueur avec les boutons floraux et les fleurs.

Farfugium japonicum de mon jardin - Sophie Le Berre ©

Mon Farfugium japonicum avait fleuri de façon totalement anachronique cette année car il sortait d'une serre, donc j'attends de voir ce qu'il donnera l'an prochain, mais les feuilles sont très belles pour le moment. 

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