Bienvenue sur ce site nominatif, qui rassemble tout ce que j'ai traduit du japonais et publié sur mon ancien site JARDINS BOTANIQUES JAPONAIS*, sur mon blog d'actu du monde végétal japonais et sur les JARDINS DE SANUKI, depuis 2008.

Spécialiste de l'histoire de l'horticulture japonaise à l'époque d'EDO (1603-1868), j'ai rédigé un mémoire sur "La grande vogue de l'ipomée à l'époque d'Edo" pour le Master 2 de Japonais, que j'ai terminé à l'INALCO en juillet 2015, et je poursuis mes recherches dans ce domaine. Cela se traduit également par la rédaction d'articles et des conférences.

En parallèle, je suis présidente de l'association Vouvray Patrimoine; je m'intéresse à l'histoire de l'horticulture ornementale de la région Centre-Val de Loire, à l'histoire des jardins, et je crée des projets de développement autour du patrimoine végétal.

Pour me contacter : contact.sophieleberre{arobase}gmail.com - Lien vers mon parcours professionnel

Sophie Le Berre

* J'attire votre attention sur le fait que mes anciens noms de sites Internet "jardins botaniques japonais.fr" et "jardins de Sanuki.fr" ont été repris par d'autres personnes et dans l'un des deux cas, une bonne partie de mes traductions et de mes pages a été littéralement copiée sans aucun scrupule et sans que je sois sollicitée.

LIEN VERS LES PLANTES DU JAPON

LIEN VERS LES JARDINS DE SANUKI

De jeunes urbains aux champs pour l'autosuffisance du Japon

Article publié ce matin dans "Aujourd'hui le Japon", par Harumi Ozawa (AFP)

DE JEUNES URBAINS AUX CHAMPS POUR L'AUTOSUFFISANCE DU JAPON
Comme la plupart des jeunes Japonais, Yusuke Miyaji goûtait le confort de la vie urbaine jusqu'à ce qu'il se fixe une mission: devenir paysan comme ses aïeux pour réduire la dépendance alimentaire du Japon.
"Qu'importe la puissance de l'économie nippone et l'argent qu'elle peut générer, tôt ou tard ce pays ne pourra plus acheter autant de nourriture à l'étranger", lance Yusuke, 31 ans, lors d'un rassemblement de 200 jeunes fermiers qui, comme lui, ont décidé de marcher sur les traces de leurs ancêtres.
Deuxième économie mondiale, le Japon importe aujourd'hui 60% de son alimentation, contre moins de 30% à la fin des années 60. Une position inconfortable à l'heure où le changement climatique et la montée de la facture énergétique menacent de bouleverser les prix agricoles.
Les travaux des champs suscitent peu de vocations dans ce paradis de la haute technologie et des modèles automobiles dernier cri, mais Yusuke assure vouloir "créer une activité agréable et rentable" à la campagne. "Les enfants devraient rêver de devenir agriculteurs plutôt que joueurs de base-ball !" Le temps presse dans l'archipel, où plus de 70% des exploitants ont dépassé la soixantaine, avec seulement 8,5% des paysans ayant moins de 40 ans: Yusuke prévient ses camarades fermiers qu'ils n'ont "que cinq ans" pour relancer l'agriculture nippone.
Fils d'éleveur de porcs, Yusuke a créé le réseau "Kosegare" ("Les fistons"), afin de rassembler les enfants ou petits-enfants d'agriculteurs partis à la ville mais désireux de retourner à la campagne tenter leur chance, souvent en reprenant l'exploitation familiale.
Kaori Nukui, 31 ans, a ainsi quitté son emploi dans les relations publiques qu'elle exerçait depuis sept ans à Tokyo, afin d'aller aider ses parents à cultiver le thé vert et les champignons. "Avant, je ne voyais aucun intérêt à reprendre leur activité" explique-t-elle, en conduisant une camionnette vers une champignonnière d'Iruma, au nord de la capitale.


Kaori se rappelle que sa mère la voyait épouser un homme d'affaires plutôt que venir travailler la terre. "Mais lorsque j'ai pensé à lancer ma propre activité professionnelle, je me suis rendue compte que mes parents avaient déjà bâti quelque chose de solide que je pourrai poursuivre", explique-t-elle.
Faute d'héritiers, de nombreux agriculteurs voient mourir leur exploitation lorsqu'ils n'ont plus la force d'y travailler, et quelque 3,800 kilomètres carrés de terres agricoles sont à l'abandon faute de main d'oeuvre. L'archipel importe désormais l'essentiel de son blé, de son maïs ou de son soja et ne parvient à préserver sa production de riz que grâce à une lourde taxation à ses frontières.
Sur fond de crise économique, les pouvoirs publics ont lancé en début d'année un programme de stages de dix jours pour des chômeurs à la campagne, transport et logement compris, afin qu'ils apprennent les rudiments de la production agricole.
Face aux difficultés des communes rurales, une chanteuse populaire, Shiho Fujita, 24 ans, a de son côté prix la tête d'une escouade de jeunes femmes parties travailler dans les rizières. "Si l'industrie agroalimentaire devient plus attirante pour les jeunes, l'agriculture japonaise changera nettement. Et notre pays en a besoin", écrit-elle sur son blog, entre deux conseils pour faire pousser les meilleures courgettes ou obtenir les tomates les plus rouges.

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